Hello les amis

Post un peu tardif je sais, mais je ne vous ai pas oublié 😉 Dimanche 24 avait lieu le marathon de Marseille. L’occasion pour moi de visiter la cité phocéenne pour la première fois et d’y courir mon 2ème marathon (et 3ème course) de l’année et surtout 2ème du #ChallengeHAROZ

Samedi 23/03/19

06:15
Réveil matinal pour me rendre à Marseille. Je prépare mon sac et je file à la gare
Départ pour la cité phocéenne à 7h39 pour une arrivée 13h40.

Une fois sur place, direction directement le village pour récupérer le dossard .

Une fouille des sacs est prévue apparemment à l’entrée du village. Je me mets sagement dans la file. Quand mon tour arrive le mec regarde mon sac à dos dans lequel javais mis toutes mes affaires de courses (chaussure, tenue, boissons récup, compotes et gels Nutrisens) et une tenue de rechange. Je sens un air désemparé dans son regard ^^ au bout de 10 secondes de standby défaitiste il me dit « ouais ben non … vous pouvez y aller vous » ^^’

On sent qu’on est dans le sud. Je descend au sous sol récupérer le dossard, identification des zones de départ/arrivée sur le  plan, discussions avec quelques coureurs, on remonte vers le « village » proprement dit. Sacrément petit le village :/ Très peu d’exposants/animations ou présentations d’autres marathons. Niveau ambiance 2/10. Bon y’a du soleil, on va dire 3/10 du coup 🙂 
Je récupère mon tshirt finisher à un stand. J’adore le concept où t’as le tshirt avant même d’avoir couru. La prochaine fois autant m’envoyer aussi la médaille par courrier tant qu’on y est et je ferais un marathon en courant autour du pâté de maison. Ça réduira mon empreinte carbone.

Un peu plus loin un atelier massages. Il n’y aura pas besoin de me le proposer 2 fois. Après presque 6 h dans le train, la perspective d’un instant relax ne se refuse pas.

20 minute d’un massage des pieds plus que merveilleux.
note globale du village 5/10 😜

Je visite un peu la ville en flânant le long du vieux port . Je repère les zones de départ sur le terrain puis retour à la baraque. Départ à 08h le dimanche ! (du moins sur le papier) un petit plat de pâtes (350grammes pour être raisonnable) et au lit, après avoir préparé toutes mes affaires pour le lendemain.

Dimanche 24/03/19

06:15
Réveil. Je prends le temps de bien refaire mes sparadraps suite à mes ampoules de la semaine dernière et des 80km de l’Ecotrail paris ^^ (chap.1, chap.2 et chap.3).
Je me tartine de vaseline  avant d’enfiler mes chaussettes pour éviter les ampoules. Quelques étirements souples, un massage des muscles pour bien les réveiller et je finis de m’habiller. Affiche d’Haroz dans le dos. Dossard en place. J’avale une demi barre de céréales en guise de p’tit déj.

07:10
Je pars en direction du vieux port Petit footing pour s’échauffer. Quelques discussions en cours de route avec d’autres runners.

07:30
Une dernière vidange, quelques étirement . J’attends quelques amis avant le départ.
Le départ est initialement prévu dans 30min. Je refais mes lacets 3 ou 4 fois en 20minutes. Maniaque moi ? :p

07:50
Je rentre dans le sas assez serein. Pas de pression ou d’objectifs sur ce marathon si ce n’est terminer avant 13h histoire de pouvoir prendre une douche avant de reprendre mon train pour Rennes. Petite anecdote, je me suis gouré à l’inscription, et du coup j’ai un dossard en 3h45. Sur un malentendu qui sait ? ^^’

Premier, d’une longue série de cafouillage de la part de l’orga, semi et marathon partent ensemble du même sas. les 3h45 et les 1h45 ont la même couleur de flemme. Si t’es juste derrière tu peux lire le chiffre indiqué si le vent ne souffle pas. T’imagines le gus qui as 50 personnes entre lui et la flemme. Il suit laquelle?

Un peu avant le départ tard je croise Les Lapins Runners ! On discute tout en avançant un peu dans le sas. J’avais déjà rencontré Carole et Émir sur le marathon de Cernay en janvier denier. J’avais aussi partagé un bon bout de chemins avec Émir sur l’Ecotrail 80km le samedi précédent à Paris. Un couple vraiment charmant et attachant. Ils sont toujours sources de bon conseils.  Des personnes super gentilles comme on aimerait en voir plus sur les courses!

08:05
Départ toujours pas donné.
On finit par partir presque à 08:10. Ça joue des coudes dès le départ. On est nombreux dans le sas. C’est les bouchons. Y’en a même qui n’hésitaient pas à pousser violemment pour avancer. Super ambiance pour débuter la course.. Ça part vite en tout cas mais les jambes sont là et répondent. Battre le pavé ça m’avait manqué.

KM2
Un croche patte m’envoie faire un vol plané. Téléphone pété. Genoux amoché. Poignets et paumes râpés. Parmi le flot de centaines de coureurs qui passent, deux se retournent, et un s’arrête pour s’assurer que je vais bien. Sur le coup, avec l’adrénaline je ne sens même pas la brulure. Je me relève et repars aussitôt.

KM4
Je m’arrête derrière un buisson sous le pont vidanger un coup.

KM5
Premier ravito. Je prends 2 petites bouteilles d’eau. Vu la météo et le soleil qui tape, et même si je préfère courir par température chaudes, je ne prends pas le risques.
J’en mets une dans ma ceinture, je me mouille la tête et nettoie les plaies avec la moitié de la deuxième et bois par gorgées le reste.

Le parcours est désert. Hormis les coureurs, les bénévoles du ravito, les gens de la voierie qui nettoient et une petite poignée de badauds, personne. On est dans le sud 08:30 c’est trop tôt pour les gens un dimanche. Ce ne sera pas mieux à 10:30 …

On finit par se séparer en deux groupes : les semi d’un coté et les marathons de l’autre. Pas grâce au fléchage au sol ou à la fameuse (et inexistante) ligne bleue mais grâce à des bénévoles qui en fonction de nos couleurs de dossards nous orientent.
Heureusement qu’on n’est qu’un millier environ sur le marathon , ça facilite le tri. Même si passer de d’une forte troupe (6500 en comptant le semi) à tout seul ça fait un petit coup au moral. J’ai toujours en visu à moins de 50m devant moi la flemme des 3h45. Je suis étonné de pouvoir tenir le rythme. Décidément je crois que mes guiboles préfèrent le bitume à la boue.

Très bonne sensations sur ce début de course.
10km en 54′.
15km en 1h22′.

A chaque ravito même scénario, je m’arrête 30-40sec boire un verre d’eau, un coca frais à l’occasion et je prends 2 bouteilles d’eau. Jusqu’au 16ème, 17ème rien à signaler, après je commence à sentir les genoux se raidir un peu . Un peu de flotte dessus et ça repart.

Vu qu’on fait pas mal de boucles, je croise plusieurs fois sur le parcours les Lapins en  sens inverse. Je m’étonne de pouvoir tenir la cadence une semaine seulement après l’ecotrail. Mais très vite arrivent les premières côtelettes puis un long faux plat montant. Je lève un peu le pied à l’approche du 20ème.

KM21.1
Je passe le semi en 1h56’32 ». Je reste sur une base de 4h tout en étant à l’aise. Enfin à l’aise niveau respiratoire. Le cardio lui déconne car si j’en crois ma ceinture je jongle entre 216bpm et 235bpm ^^’ Ok j’aime tout donner sur une course, même si ce n’est pas le chrono l’objectif, mais à quasiment 4 battements par secondes, soit je devrais déjà être mort, soit, si je suis capable d’être en aisance respiratoire à plus de 215bpm, je suis capable de courir plus vite que Kipchoge :p Dans un cas comme dans l’autre ça se saurait.
Je décide de faire abstraction des valeurs aberrantes de la montre de de me concentrer sur les sensations et le souffle.

KM25
Je réduis quand même l’allure parce que le genoux commence un peu à raidir.
Je sens que je perds du sel. Même les bénévoles me font remarquer les traces blanches sur mon visage. Quelques biscuits salés sur les ravito et de l’eau. Une ou deux bouteilles pour la douche et une pour boire. Je me sens encore assez frais physiquement.

On est à nouveau en pleine ville sur un long faux plat montant et à quelques centaines de mètre d’un autre cafouillage de l’organisation. Déjà ça fait longtemps que certaines rues sont rouvertes au public vu qu’il n’y pas de barrières . On commence déjà à slalomer entre les touristes et les riverains.

Un peu plus loin on longe une belle ligne droite en cote et sur le coté sont parqués les 10km dans leur sas. Ça fait plaisir et ça booste effectivement les applaudissements. Sauf que chaleur, manque de lucidité, et début de fatigue globalement à l’approche du km30, je me suis juste dit tiens y’a enfin du monde sur le parcours. Ce n’est que quand ont les rejoins sur la grande route après le sas que je pige qu’ils ont déversé des troupes fraiches dans la mêlée.

Au moment où les marathoniens commencent à fatiguer on se retrouve à devoir donner du coude et slalomer entre des gens qui font presque de la marche rapide et qui s’arrêtent prendre des selfies tous les 50m. Merci merci merci l’orga super votre idée bien poucrave du zgeg!  Non mais on se demande au fond de quel puits tari ou après combien de pintes vous avez pondu cette idée de génie. Ah et rebelotte bien-sûr, on a toutes les indications kilométriques qui sont mélangées: 10, semi et marathon … 

Un début de crampe au 32ème, qui repointera son nez un peu plus loin, m’oblige à m’arrêter 2min m’étirer l’ishio. Le but c’est de terminer en un seul morceau. J’y crois encore au sub4 même si la flemme est sacrément loin. N’empêche ce serait uns sacré exploit pour moi dans les conditions actuelles.

KM35
Je préfère m’arrêter masser la cuisse pour éliminer la gêne. Je reprends de l’eau et je repars. 1km plus loin au 36èeme,  baisse de motivation. L’envie n’est plus trop là et 1′ d’arrêt sur le bas coté pour étirer les guiboles qui commencent à être lourdes.

Je repenses au mômes alités qu’on visite avec Haroz. S’ils arrivent à affronter leurs IRM  et chimios an gardant un sourire sur leurs visages, je peux bien terminer 6 malheureux petits km.

On longe à nouveau la mer et les peloton est sacrément étiré. Je remonte pas mal de monde et j’essaie de les motiver à continuer.  Que ce soit sur trail ou sur bitume, qu’on soit majorette ou randonneur, l’esprit sportif qui nous unis dans cette communion qu’est la course à pied est le même. Je me retourne souvent pour faire de la marche arrière pour soulager les quadri. Ça me permet aussi de vérifier que la flamme des 4h n’est pas encore en vue.

KM38
Je la vois. Peut-être 200m derrière moi. Je sais que le sub4 me passe sous le nez étant donné qu’ils sont partis 5’après nous normalement.
Des dernières côtelettes.
Je fais de la marche rapide pour les passer avant d’atteindre le dernier ravito. Là clairement l’envie c’est juste de terminer et même si je sais que les 4h c’est raté vu que la flamme est derrière moi à moins de 100m vu que j’ai marché dans la montée, je traverse le ravito en speed sans m’arrêter. Je boirais à l’arrivée.

J’arrive à reprendre de la vitesse sur les derniers km . Obligé à nouveau de slalomer entre les passants, les touristes et les riverains  en s’approchant du vieux port.

En faisant un saut de côté pour éviter une poussette en plein milieu du la route, ma cuisse se tend d’un coup! Sensation de coup de fouet tout le long de l’ishyo et derrière le genoux.

L’arche est à 200m.

Dernier sprint les dents serrées.

Marathon de Marseille terminé !

04:05:04 à ma montre pour une distance de 43.11 km ^^
04:03 en temps officiel.

Techniquement j’aurais fais la distance de 42.195 en moins de 4h du coup :p

Je reste très satisfait du chrono une semaine seulement après les 80k de l’ecotrail.
2ème médaille du challenge Haroz 🙂

Les bénévoles sont top pour nous aider même sur le ravito d’arrivée. Heureusement qu’ils sont là et qu’ils compensent l’organisation un tantinet bordélique de la course.
Je prends le temps de descendre  2 bouteilles de St-Yorre et d’avaler  2-3 quarts d’orange.

Un peu plus loin je retrouve Emir et Carole. 3h37  !!! chapeau à tous les 2 !
J’en profite pour m’assoir un peu et débriefer la course avec eux. J’apprends qu’à cause d’une erreur d’aiguillage , ils se sont retrouvés à faire 400m de plus qui auront fait rater à Carole son RP de 2′. Je vous invite à aller checker leur vidéo débrief à chaud pour mieux comprendre. Et vous pouvez regarder aussi leur vidéo de la course ici ! 😉

Merci les Lapins pour le partage du lien de la cagnotte 🙂 🙂 🙂

Même si on partage le même léger ressenti envers l’orga, je reste tout de même assez satisfait du parcours, de la météo et du chrono.

Vivement le prochain marathon du #ChallengeHAROZ ! RDV à Nantes fin avril 😉

Sportivement
Mehdi


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