Hello les amis

Je sais ça fait longtemps que je n’ai rien posté. Le marathon de Malte qui aurait dû être, en février, le deuxième de mon #ChallengeHAROZ avait été annulé à cause d’une tempête violente comme je vous l’avais communiqué sur ma page FB. Ce contretemps ne justifie pas à lui tout seul cette absence prolongée. Je vous demande de m’excuser.
Autant vous dire que j’étais dépité mais hargneux aussi et impatient de prendre ma revanche . Et Ô combien j’attendais ma prochaine course officielle pour me remettre dans le bain ! Je vous promet avant la fin du mois un article avec une rétrospective sur cet évènement et sur ma vision de la gestion de la déception.

Du coup ce deuxième weekend de mars, j’ai eu la chance de courir mon premier ultra officiel ! Et ma deuxième course de l’année après le marathon de Cernay en janvier dernier.

Et autant dire que j’étais déterminé à la ramener cette médaille même si niveau préparation spécifique j’étais proche de … bah du néant je l’avoue quand je regarde mon compte Strava !!!

L’Ecotrail de Paris dans sa version 80Km avec 1500m de D+
Oui quitte à faire les choses autant les faire à fond !

Malgré ce qui va suivre , oui je parle bien de chance. Je considère que ça reste un privilège pour moi de pouvoir courir alors que tant d’autre ne le peuvent pas . Les émotions n’en sont que plus renforcées sachant que je cours aux couleurs d’Haroz qui opère en milieux hospitaliers pour apporter des parenthèse de joie et  de bonheur et des fenêtre sur un monde féérique pour les enfants malades et en situation de handicap. J’ai cette chance d’être en assez bonne santé pour pouvoir  réaliser une de mes passions. C’est pourquoi aussi je les soutiens et j’ai organisé une cagnotte pour récolter des dons 🙂

Certains dans le milieu du Trail vont sans doute se gausser car je qualifie cette course d’ultra. Il est vrai que 1500m de dénivelé positif sur une course de 80km ça reste très léger en terme de dénivelé. A peine 1,5 KV (kilomètre vertical pour les non initiés) … sauf quand on se prend le-dit dénivelé sur une portion d’environ d’un peu plus de 40 bornes (On rigole beaucoup moins vite là).
J’avoue que personnellement je l’ai pris à la légère au départ et je n’ai pas manqué de la payer comme vous aller le découvrir.

C’est ça qui est beau dans le trail c’est qu’on apprend toujours. Manque de préparation aux portions techniques du parcours et manque d’humilité de ma part, car se déroulant en région parisienne, j’ai sous-estimé l’effort nécessaire et tablé sur un objectif un poil trop ambitieux pour mon état de forme actuel. J’en tire des leçons pour les prochaines échéances et pour mon objectif majeur de l’année en juin prochain.

Donc,  vendredi soir direction Paris. Je passe la nuit chez Frédo qui a pris le soin de me récupérer mon dossard la veille au salon. Traditionnelle pasta-party entre pote puis on s’attaque à la prépa du matos. On rigole de la liste du matériel imposé. sois dit en passant, franchement abusé de nous prendre pour des gamins à ce point. On sait qu’on va en baver donc si on est un minimum adulte, on s’équipe en conséquence ! Mais bon, on vérifie, on revérifie. J’allège mon sac car j’ai l’impression que j’ai trop de choses. Je teste… mince il me parait trop léger. Je remets tout à l’intérieur. Mince un peu lourd quand même pour 80 bornes. Mouais … mais Mehdi tu n’auras rien à bouffer entre le 20eme et le 60eme … pense à prendre du fromage et des pistaches .. oh merde j’ai oublié le Tuc .. Ah mais s’il pleut finalement je fais comment ? Bon un peu de place pour rajouter une tenue imperméable.
Punaise c’est qu’il y en a de la place dans ce nouveau sac Kalenji 15L !!
Merci à Décathlon Chantepie pour m’avoir laissé m’amuser avec 🙂

Vous la sentez l’orga à l’arrache ?^^’ premier 80km officielle et j’y vais avec un sac que je n’ai jamais porté avant :p Rien de mieux que les test en conditions réelles mon coco ^^ Frédo se marre bien . Léger comment il va on dirait que je pars pour un stage de survie d’une semaine en Amazonie. Je finis par tout balancer dans mon sac en me disant que je verrais bien sur place avant le départ et en fonction de la météo vu qu’on aura une bonne marge. Il se marre quand je lui dis que j’y vais avec 3 litres d’eau  ^^ il s’avérera par la suite que c’était à peine suffisant. Sommeil plutôt agréable alors que d’habitude je ne dors quasiment jamais la veille d’un marathon.
Ça aurait du me mettre la puce à l’oreille !

Réveil matinal samedi. On s’habille et direction le train.  Le ptit déj pour moi ce sera une banane 1 litre de volvic et un gâteau Nutrisens Sport bio à l’amande préparé la veille. Pour l’instant tout se déroule bien. Arrivé à la gare, Frédo se rappelle qu’il a publié son téléphone.  Ça commence bien dis-donc ^^
Bon on arrive à St Quentin finalement. On prend la direction des bus . ou du moins ion croit :p ça fait 500m qu’on suit le balisage de la course en direction de la Tour-Eiffel :p  et ce n’est que le début

On arrive à retrouver les cars, on embarque et direction l’aire de départ. Sur place on est accueilli sur le son des percussions. Ambiance assurée ! 🙂 Dernier caca de la peur.

S’en suit une rencontre avec les addicts du groupe présent en nombre. On rigole, on se change, on s’équipe. Une dernière vidange nature derrière un arbre et je vais déposer mon sac à la consigne. Franchement top le sac de trail décathlon. Je dois bien avoir 5kg au moins sur le dos (eau, bouffe, tenue, frontale, batterie de secours, baume ..) et le matos tient bien en place. Je ne le sens presque pas et aucun frottement.

Pris dans l’ambiance de la foule (2500 coureurs alignés sur le départ), j’en oublie de rejoindre l’équipe pour la photo souvenir avant le départ. dans la foule j’ai l’occasion de croiser plusieurs têtes connues avec qui j’ai déjà participé à des marathons : Cathy, Ronan, Nicolas, Mehdi, Christophe … d’autres runners que je suis sur insta et quelques grosses têtes connues du milieu qui m’impressionnent et dont j n’ose pas m’approcher et que je me contente de saluer d’un signe de tête respectueux et admiratif (Casquette Verte, Luca Papi,  …)

Encore frais et souriants avec Damien et Sabine avant le départ …

Damien aka RunnerLife aussi est là. Il a ré-enfilé son classique tutu et arbore aussi le tshirt aux couleurs d’Haroz pour qui je fais toutes mes courses cette année.
D’ailleurs vous pouvez retrouver son récit de course sur son blog à ce lien !

Bientôt le départ, Je suis à coté de mas parents adoptifs de course Cathy et Ronan (vous en entendrez souvent parler ici de ces gus 😉) blabla classique des consignes. Ma sœur m’appelle pour me souhaiter bon courage 🙂


12h15 : Départ !

Ça part comme des fusées devant, je retiens vite les chevaux pour éviter de me cramer et je laisse Cathy et Ronan me dépasser. De toute façon ils ambitionnent un chrono.
Je cherche juste à finir sans me casser un os vu que j’ai une course 7 jours après.

1er km.
Une bifurcation et un premiers pointage .. et les premier tricheurs qui passent à travers les ronces et les feuilles pour éviter le goulet d’étranglement et gagner moins de 5minutes.  Ils se font joliment engueuler par les autres coureurs. Tout le monde ne partage pas la même vision et les mêmes principes ni le même « esprit trail ». Certains passent quand même en nous ignorant et se font salement amochés. tant pis pour leur pomme s’ils ratent le premier pointage. dommage pour ceux arrivés au bout des 80 et de découvrir qu’ils ne sont pas finishers car ils n’ont pas passés le 1er km :p

Au bout de 5km je m’arrête enlever mon Tshirt.Trop chaud malgré le temps un peu couvert au départ. On est plusieurs à se mettre sur le bas coté pour ajuster nos tenues en ce début de course. La foule s’étend sur une belle longueur déjà.

Le début de la course est assez classique. On avance  rapidement. C’est très roulant mais je le force à ralentir . Plusieurs coureurs sont là pour la première fois et on  prends le temps d’écouter les conseils des vétérans. on fait le tour du lac sous les applaudissements des spectateurs. L’occasion de recroiser Ingrid qui nous mitraille 🙂

KM 10
Premier gros bouchon du parcours. On doit traverser une passerelle qui surplombe une 4 voies. Un grand nombre de CONcurrents, sans doute des privilégiés de vaste supérieure, ignorent complètement la file qui s’est naturellement constituée et les 2000 coureurs qui attendent chacun leur tour de monter les escaliers, et contournent cette pause en prenant les ascenseurs . Perso j’en ai profité pour faire connaissance avec des personnes que je retrouverai plus loin sur le parcours.

La suite du parcours est plutôt agréable. Terrain plutôt plat ça avance vite. Je croise Julien que vous connaissez sans doute grâce à sa chaine youtube ou son blog : C’est bien d’Etre Bien.
Allez y faire un tour il y partage son expérience et il est source de bons conseils ! Un mec comme on aimerait en croiser plus souvent sur les courses !
On discute un moment, on rigole il se fout bien de ma gueule vu tout ce que j’emporte en ravito personnel ^^ et il a bien raison.
D’ailleurs si tu se déroule bien on devrait se retrouver pour une ou deux courses supplémentaires dans l’année 😉 Le gus a quand même plus de chevaux que moi sous le capot donc je n’essaie même pas de maintenir son allure et le laisse prendre les devants.

Pour ceux qui ont déjà couru des courses longues, savent à quel point ces petits moments qui peuvent sembler d’un banal sans commune mesure sont important pour se mettre de bonne ambiance dès le départ et repousser l’inévitable et fatidique moment de mou où on va se mettre à douter et se demander ce qu’on fout là. La gestion de la course passe aussi par cette phase importante. Et retrouver des têtes connues peut apporter le coup de boost nécessaire. Discuter avec des primo coureurs ou des vétérans est tout aussi important car on peut se retrouver dans le parcours de certains et on apprend des expériences d’autres.

Sur ce, presque 2h45 de course déjà et me voilà au 1er ravitaillement !  Un belle ambiance sur ce ravito. Il fait encore jour, il fait beau  beaucoup de monde et de la musique. J’ai 45min d’avance sur la barrière horaire et dans les temps selon mes calculs d’allure pour atteindre la tour entre 23h30 et 23h45.

Autre point positif: je suis partit avec du matériel entièrement neuf sur cette course. #letrucànesurtoutpasfaire
RAS. Aucun problème. Pas de frottements, d’irritations ou de gène. Le sac tiens bien en plce et la tenue que m’a fourni Décathlon est agréable légère et fonctionnelle .

J’y croise pour la première fois Emir, des Lapins Runners. On avait eu l’occasion de se rencontrer en tout début d’année au marathon de Cernay. Je recharge en eau mes flasques. La poche à eau est encore bien pleine. J’aurais mieux fais de la remplir aussi. Je m’arrête 10′ je crois au ravito. Le temps de grignoter quelques tucs (et tout ce que je trouve de salé) quelques fruits secs et du fromage. J’ai tendance à perdre beaucoup de sels sur les courses donc faut bien compenser pour éviter les ennuis.
Je me retourne et je vois Sabine qui vient d’arriver. Je l’avais croisée avant le départ …  Je l’attends.
Un carré de chocolat noir parce-que c’est bon et que je suis gourmand :p un peu d’eau pétillante et un bout d’orange.
On repart ensemble en se promettant de faire la deuxième portion de trajet en moins de 3h. Et qu’on est laaaaarge  niveau barrières horaires pour boucler les prochains 23km … une belle blague ….
Si seulement on savait à quoi in allait faire face ^^

La suite au prochain chapitre 😉

2 commentaires sur « 80KM Ecotrail Paris 2019 (part.1) »

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