* Marathon de Cernay : le jour d’avant

06:30 – Le réveil sonne. Rhaaa pourquoi j’ai mis le réveil ? C’est le weekend je ne travaille  pas. Je retourne me coucher.

09:00 –  J’ouvre les yeux. Je revois mon sac à dos vert.  Je me recouche.

10:30 – J’ouvre les yeux. Je vois mon sac à dos vert. Je vois le sac à dos du marathon de Rome à côté.

10:45 – Je me rappelle avoir (presque) préparé mon racepack la veille. Je me rappelle que j’ai une course le lendemain, et je me rappelle surtout que mon car … part dans 30 minutes pour rejoindre mes acolytes à Nantes

Je passe en mode overdrive !!

20 minutes plus tard, plus ou moins réveillé je cours en direction de la gare avec mon sac en espérant ne rien avoir oublié. Ou du moins rien d’important. Je regarde mes pieds. Bon au pire je cours avec mes chaussures de tous les jours elles sont confortables.

11:15 –  c’est bon je suis à la gare mais le car est en retard J

11:30 – on part direction Nantes. J’en profite pour rattraper des heures de sommeil. C’est que le lendemain je cours.

11:45 – je me réveille et je repasse en revue le contenu de mon sac.

12:00 – je me recouche. Ouf je n’ai presque rien oublié. Enfin juste ma crème nok.  Y’aura bien quelqu’un d’autre qui aura un tube en rab le jour J.

12:50 – Bien arrivé. J’ai le temps d’avaler un kebab avant de rejoindre mes amis pour le covoiturage. Faut bien prendre des forces pour dimanche matin non ? ^^ Et puis, salade-tomate-oignons … j’ai déjà 3 des 5 fruits et légumes par jour :p Si on rajoute la harissa ça en fait 4 après tout à la base c’est du piment. #Teamfucknutrition ^^

14:30 – Avec Cathy, Ronan et Fabienne on décolle pour la région parisienne. Mon estomac commence  à gargouiller. Ce n’était peut-être pas une bonne idée le supplément sauce samouraï.

17:30 – On arrive à Rambouillet. On cherche l’endroit pour retirer les dossards. C’est un sacré plaisantin ce Patrick. Il nous file une adresse. C’est juste à 2km du magasin.

On récupère les dossards et direction l’hôtel pour poser les affaires et se reposer un peu. C’est que dormir durant 3h en voiture ça fatigue.

19:00 – On part manger. Rien de tel qu’un bon pavé de rumsteck, du riz et des patates au four pour prendre des forces. #teamfucknutrition strikes again

21:30 – Dernières vérifications du matos pour le lendemain, bouquin et au lit.

22:00 – Extinction des feux. Morphée … here I come



02:00 – Réveil par de charmants « gilets jaunes » de leur retour de caillasage parisien. Finalement j’ai bien fais de dormir avant

04 :30 – Je me rendors enfin !

06 :30 – Je me réveille. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va piquer un ch’tipeu aujourd’hui !

* Marathon de Cernay : jour J

J’ouvre la porte de ma chambre.
Rhooo pu….. Il fait froid.
J’ai bien fait d’emmener un t-shirt de compression manches longues.
La paire de manchons de compression supplémentaires ?  Allez hop ! Je mets ça sur les avant-bras. Ça me réchauffe un peu plus ^^

Je prends ensuite mo nouveau t-shirt fétiche. Celui aux couleurs d’Haroz. On va en passer du temps ensemble 😁

C’était assez étrange comme sensation. Mélange d’excitation, de fierté et d’appréhension. J’avais hâte d’en découdre, hâte que la course commence.

J’étais content de porter leurs couleurs pour ce challenge
12 marathons en un an !!! Ce n’est pas rien quand même.

Un peu d’appréhension car c’est le premier de la série. J’ai pris un engagement auprès de l’association, auprès des enfants, et auprès des différents partenaires qui me soutiennent dans mon défi. L’appréhension est normale. La juste bonne dose de stress avant l’épreuve.

Habillé, tartiné, sac prêt. Direction le p’tit déj.

J’y croise un autre coureur qui fait le marathon aussi. On discute du parcours. Il s’intéresse au challenge. Je lui parle de l’Haroz et de la cagnotte. On échange nos plannings pour le reste de l’année. Il se peut bien qu’on se recroise 😉 Ça fait toujours plaisir.

07:15 – Je reçois un sms d’une amie, Penny, qui habite Paris. Elle a pris le train pour venir nous encourager.
C’est pour de moments comme ça aussi qu’on aime ce sport.

07:30 – On quitte l’hôtel direction  Cernay.

20 minutes plus tard environ on y est.
Arrivés dans la salle de sport, on est accueilli par un crooner qui reprend Elvis. Bercé par les rythmes de « Blue Suede Shoes », je retrouve plusieurs potes que j’ai croisés plus tôt dans l’année et avec qui j’ai déjà couru quelques courses dont Fred avec qui j’ai couru Rennes en octobre et La Rochelle en novembre. Il  me dit modestement qu’il partira doucement sur un rythme de 4 :20 avant de rectifier « non je voulais dire 4’20’’ au kilo »

Décidément on n’a pas les mêmes chronos mais in a la même passion ! 😊

Plusieurs autres membres du groupe Marathon-Addict sont dans la place.

C’est un chouette moment ce moment de retrouvaille. Moment où le virtuel laisse place à la vraie vie, où on se retrouve on échange sur ce qui s’est passé depuis nos dernières courses, nos futures projets, nos objectifs de l’année. On se rappelle de nos précédentes courses ensemble on rigole et on continue de se préparer dans la bonne humeur en attendant le moment fatidique.

Penny est là aussi. Un amour ce bout de femme 😁

Elle ne court pas aujourd’hui mais elle a fait le trajet depuis Paris avec sa pancarte et son bonnet multicolore pour nous encourager sur le parcours.
C’est elle la courageuse qui va braver le froid. Nous on va courir. Ça va nous réchauffer un peu.

Derniers changements.

Je me tartine de Nok accompagné toujours par Elvis. J’enfile mes chaussettes Danish Endurance, mes chaussures (finalement je ne l’es avais pas oubliées), je mets aussi mon bonnet et mes gants parce que ça caille dehors. Je vérifie une dernière fois que j’ai  mes 4 gels sur moi. Ma gourde  avec ma boisson Nutisens est en place. Dossard bien visible. Je pars déposer mon sac à la consigne.

Je vois au milieu de la salle un ami bien reconnaissable à son accoutrement. Damien … et son tutu ! aka RunnerLife.

On échange un peu sur la course et les objectifs à venir. Un moment bien sympa. Toujours un plaisir de le croiser sur une course.

D’autant plus que cette année, lui aussi porte les couleurs d’Haroz 😉

08:20 – Je suis prêt à en découdre.

Plus que quelques minutes avant le départ de la première course de l’année et premier marathon du challenge

Quelques dernières embrassades. On prend la photo de famille. On s’encourage mutuellement en attendant l’heure fatidique du départ.

Une dernière vidange et hop direction l’arche de départ.

En fait non, Il n’y en a pas, donc direction le sas de départ mais vu qu’il n’y en n’a pas non plus, on se met tous sages comme des enfants en ligne derrière une barrière imaginaire en attendant le bang libérateur.

Ça me faisait étrange d’ailleurs de me retrouver tout devant en compagnie de Cathy, Ronan, Fréd … sur un malentendu qui sait ? 🤞🏼😂

Les Addicts qui font le semi étaient sur le bas-côté pour nous encourager avant le départ.

Un petit discours par l’orga, photo les bras en l’air et …

08:45

… c’est partit mon kiki !!! Le « Gooo » du départ est libérateur !

Avec Cathy et Ronan on se fait doubler par une multitude de livres. Ça part fort dès le départ.

Je ne m’étais pas fixé d’objectif chrono. Premier marathon de l’année, le seul objectif c’est de terminer en s’économisant. C’est que j’en ai encore 11 derrière  … plus quelques extra bien sympa 😜

L’allure de Cathy et Ronan me va bien. Je reste avec eux sur le départ.
Je me sens un peu lourd sur ce début de course. J’ai l’impression de me trainer un peu et le souffle est un peu las.
En même temps je n’ai pas eu droit à une visite de Morphée la veille.
A moins que ce ne soit le pavé de rumsteck de la veille et le supplément patates ? 😅
De toute façon les débuts de courses pour moi sont toujours un peu lourds. Ça s’arrangera par la suite.

Déjà la première descente mais on sait qu’au retour on va devoir monter

Faudra garder des réserves. Les Kms défilent.

Je laisse mon duo préféré partir devant. J’ai ma propre course à gérer.

Etre dans le moment présent.

Apprécier.

Prendre du plaisir.

Juste courir sans se mettre de pression de chrono.

J’avance sans forcer.

« Aux sensations » comme on dit.

Déjà le 4ème km avec Penny au coin de rue, hystérique avec on bonnet et sa pancarte à crier et à encourager tous les coureurs.

C’est  quasiment la seule personne dehors dans la rue à nous encourager.

Déjà le premier ravito. Je m’arrête,  je bois, un carré de chocolat et je repars tranquillement.

On en le dira jamais assez mais merci aux bénévoles. Sans eux notre course serait impossible.

Le parcours est agréable. Pas des plus simples quand on voit le tracé et le profil !
Des faux plats. Souvent. A répétition. Beaucoup pour un marathon.
Ça change des marathons urbains, des pavés et des trottoirs. Les paysages, la forêt, les bruits des animaux … c’est assez plaisant.

J’apprécie le moment et admire le paysage environnant.

Je croise plusieurs personnes dont c’est le tout premier marathons. On discute beaucoup.

J’aime beaucoup ces moments d’échange entre passionnés.  Ça fait passer le temps. Les km défilent plus vite. On oublie la compétition et on apprécie le fait de juste courir en groupe.

Il faut aussi aimer les moments de solitude sur des courses comme celle-là. Ça forge le mental je trouve.

D’autant plus que sur une course comme celle-ci, vu le nombre de participants, ça se transforme vite en file indienne et on se retrouve vite seul sur la route.

C’est vrai très peu de public sur le bord de la route (hormis Penny 😉 ).

C’est l’un des aspects de ces marathons plus modestes. Certains aiment d’autres pas, y voyant un inconvénient.

Il est vrai que sur des marathons auxquels j’ai participé à 15000, 17000 ou 25000 participants comme ceux de Rome, La Rochelle ou Valencia, c’est une ambiance unique avec une effervescence et souvent une foule nombreuse qui donne un vécu de course exceptionnel.

A Cernay on était environ 300 sur le départ. Un marathon à taille humaine on pourrait dire. Mais qui a aussi son charme !

Personnellement j’aime bien. J’ai tendance à m’entrainer en solo donc courir de longues lignes seul ne me dérange pas.

Au contraire je me concentre plus sur ma course lors de ces moments. Ça me permet de plus apprécier chaque foulée.

De sentir toute la mécanique entrer en jeu, sentir le pied frapper le sol, le corps basculer en avant, la jambe de tendre, le corps propulsé en avant, cette sensation de légèreté momentanée ou le temps d’un instant le corps est en l’air, le deuxième pied qui se plie et passe devant avant de se tendre pour attaquer à nouveau.

Écouter sa respiration.

Se recentrer sur sois même et apprécier chaque moment.

Sentir chaque mouvement de cette mécanique incroyable qu’est le corps humain.

Seul face à sois même. Seul  face à la distance.

 C’est ça aussi que j’aime dans cette discipline. Ce n’est pas un combat contre les autres.

On apprend à être humble face à la distance. On apprend à se connaitre.

Mais bon trêves de rêveries.

Les coups de feu de chasseurs me sortent de ma séance de méditation.

Je croise les doigts pour qu’ils ne me confondent pas avec un sanglier.

On est déjà au 17ème km passé.

Et ça continue de monter. J’ai l’impression que c’est un faux-plat montant depuis 2-3 bornes déjà, avec  à chaque virage, la surprise d’une autre montée.

 Je regarde ma montre pour la première fois.

Plutôt satisfait de l’allure malgré le terrain typique et casse pattes.

Check-Up rapide. RAS.  Encore frais. Pas de douleurs. Pas de crampes à l’horizon. Je suis content.

Quand je pense qu’à peine un peu plus de 2 mois avant je courais Rennes dans des conditions de froid semblable, la crampe est ma hantise.

J’écoute tous les petits messages que m’envoie mon corps et lève le pied au besoin.

Je n’arrête pas de me répéter «Coco, ce n’est que le premier de l’année. T’en as encore 11 derrière pour les mômes. Ce n’est pas le moment de faire des bêtises. L’objectif c’est de finir. Le RP ce n’est pas pour aujourd’hui donc ça sert à rien d’accélérer »

Un peu plus loin je rencontre une des sensations de ce marathon. Avec le recul je me considère privilégié d’y avoir assisté.
Car oui, je peux dire que j’ai assisté à un record du monde sur un marathon à 300 personnes. Clément Gass.
Ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose mais c’est un gars qui mérite le respect et qui force l’admiration au vu de sa performance. Ce coureur hors du commun courait sans assistance pour battre le record du monde.
Pour quoi j’insiste sur la non-assistance ?
Parce que Clément est non-voyant. Il courait en se guidant avec un bâton. Alors que certains d’entre nous , avons du mal par moment à mettre un pied devant l’autre et à terminer une course sans grincer des dents en étant en possession de nos moyens …
Respects à ce coureur vraiment exceptionnel.
J’ai eu la chance de partager quelques foulées avec lui alors qu’il me rattrapait et me dépassait.
On s’échange quelques encouragements mutuels. Chacun des autres coureurs présents sur cette portion de parcours qu’il dépasse lui adresse un mot et l’encourage.
Ce gars force le respect. Une vraie leçon de vie.
J’apprendrais après la course qu’il aura réussie le défi en terminant en 4 heures et 4 minutes.

 Le semi approche. Je rattrape un petit groupe de runners. De futurs néo-marathoniens 😉
Ils  s’accrochent  et j’admire le fait qu’ils aient choisi un parcours peu facile pour leur premier marathon.
Un autre des aspects de ces marathons modestes est  la solidarité entre coureurs.
On s’arrête ensemble aux ravitos, on discute on rigole on s’encourage et on repart, des fois chacun à son rythme mais dans une bonne ambiance et sous les applaudissements de quelques passants.
Tous ceux qui font des courses   en compétition connaissent le pouvoir que  la foule peut avoir sur vous.

Dans les moments durs, aux jalons d’une course et quand on commence à se poser la question du « qu’est-ce que je fous là ? », il suffit de quelques mots, un sourire, un regard, une tape dans la main sur l’épaule,  entendre son nom crié pour se sentir pousser des ailes et rafraichi quasi instantanément.

Heureusement que Penny était là 🙏🏼

D’ailleurs je la recroise juste avant le ravito suivant. On partage un petit km ensemble. Ça me fait du bien.
Elle repart ensuite en arrière encourager d’autres participants te je continue ma route après le ravito.
Je profite pour remercier des bénévoles frigorifiés qui sont là à nous servir  avec le sourire.

Les km défilent.
Je mets un peu de musique pour m’accompagner 🎶
J’esquisse quelques pas de danse seul au milieu des champs 😝 un chat me regarde bizarrement.

J’augmente un peu la cadence.
Je me sens encore bien.

Je garde mes forces pour la suite.

Sur un marathon on n’est jamais sûr de rien. Comme on dit souvent la course commence après le 30ème.

Ça devient un peu raide avec le froid. Mais pas douloureux.
Je continue sans me mettre la pression. J’adapte mon rythme aux sensations. J’écoute mon corps et j’avance.

Je m’arrête aider un coureur se mettre sur le bas-côté.  Une douleur aiguë à la cuisse. Je lui propose un doliprane, de la sporténine.
Il en a sur lui. Il est conscient  et lucide. Il me remercie. Je le laisse rassuré et repars.

Le mur. Il approche.
Je me rends compte que j’avais oublié de relancer ma montre. Je dois bien avoir 700 m en moins.
Du coup bah pas senti le mur ! Tant mieux !

Bonne nouvelles. Encore un peu moins de 11.5 km.
Je remets ma musique et j’active le pilote automatique.

Alors qu’il ne reste que 10km à parcourir et que ça fait déjà 3h15 que je cours, je commence à sentir mon ischio gauche durcir se raidir un peu.
Mon genou tient bon avec les bandes de tape mais ça grattouille.

Qui est-ce que je croise un peu plus loin au 32ème ?
Penny ! Encore !
 Infatigable cette nana.
J’arrive à son niveau et là elle fixe son sac à dos et se met à courir.
Elle partage avec moi les 10 derniers km. Si c’est pas de l’amitié ça ?!

Ça suffit pour me faire oublier que je commence à fatiguer. Un soutien à ce moment d’une course ça peut faire toute la différence. Elle me ressource m’encourage et me pousse.

Même si j’y suis allé mollo, en ne cherchant pas la performance et le chrono, un marathon ça reste un marathon. Ça peut paraitre débile à dire je sais. Que ce soit le premier ou le 8ème ce n’est pas une distance qu’on prend à la légère.

Le marathon c’est pour moi LA distance.

Il faut la respecter sinon on se la prend vite fait dans la gueule.

On apprend beaucoup sur sois sur cette distance. On apprend à connaitre nos limites physiques. On apprend à connaitre nos limites mentales.
On apprend à les titiller et à les repousser course après course.
Mais toujours en gardant une attitude humble. Je ne dis pas qu’il ne faut pas aimer le challenge. Loin de là ! Sinon je ne ferais pas ce défi de 12 marathons en 2019.

Non il faut se rendre compte du privilège qu’on a à courir un marathon , accepter qu’on ne maitrise pas tout, apprécier le moment et lâcher prise pour le vivre pleinement et le marathon vos le rendra.

On passe un ravito. Je prends de l’eau. Nondidju  qu’est-ce qu’elle est fraiche ! Mon estomac se noue au contact du liquide glacial.
Je grignote quelques chips et cacahouètes (j’ai tendance à perdre beaucoup de sel sur les courses) et un (bon deux c’est vrai) carrés de chocolat noir (je suis gourmand… tu l’avais pas encore compris ? :p )
Et avec Penny on repart.

 On discute pour faire passer le temps et déjà le 38ème km.

Ça se tend un peu plus à l’ischyo mais je gère. Pas encore au stade de la douleur et Dieu merci pas de crampes. J’en suis quand même au point où j’ai envie que ça se termine, d’autant plus que l’on attaque des montées sur le retour.

Décidément beaucoup de D+ sur cette course !

Un croisement. Pas de marquage. Pas de barrière. Pas de signaleurs.
Première fausse note de l’organisation.

Heureusement que j’aperçois un coureur au bout d’une des rues.
Je le suis. Je me dis que si on n’est pas sur la bonne route et qu’on se perd, et bien au moins on le sera à deux 😝

Je reconnais le parcours de l’aller. On ne s’est pas perdus finalement. La fin est proche. Penny redouble d’encouragement et me pousse. Franchement 1000 mercis.

Une montée. On tourne. Je revois la ligne de départ.  L’arche d’arrivée est proche. Je donne tout pour le plaisir  j’accélère et termine.

Les bras en l’air portant fièrement le t-shirt d’Haroz.

4h17 à ma montre.
4h25 en comptant les pauses pipi et les arrêts ravitos
(moi un goinfre ??? :p )

Victoire ! Premier marathon en soutien à Haroz terminé !

Je suis très content. Je prends ma  médaille.

Penny aurait dû en avoir une au vu de l’énergie qu’elle a dépensé à encourager tous les coureurs sur cette 1ere course de l’année.
Mine de rien elle aura quand même couru presque un semi en cumulé 😉

Lot de consolation : je lui file ma bière d’arrivée.

Je peux enfin me poser. Les jambes ne sont pas trop lourdes et le genou ne couine pas.
Double victoire ! Je suis plus que content que cette première course soit une réussite.

J’ai la dalle. J’avale  ma crème de récupération Nutrisens. Savoureuse !

Un peu plus loin je retrouve Cathy et Ronan qui ont terminé synchro en 4h14.

C’est un moment assez spécial les arrivées de ces marathons à taille humaine. On a l’impression que c’est une grande famille. Chacun félicite les nouveaux Finishers. Et les bénévoles sont toujours là pour nous chouchouter.

J’en profite pour décompresser un peu. Je récupère mon sac à la consigne et me change.

Check-up post course … yes !
Aucun ongle perdu aujourd’hui ^^ et pas d’ampoules. Bien efficaces ces chaussettes Danish Endurance. Je ne peux que recommander ! Je me change je prends de quoi grignoter au ravito d’arrivée.

Je croise dans un coin du gymnase un athlète que beaucoup connaissent peut-être : Emir des Lapins Runners  !
Un runner vraiment sympa que je suis sur YouTube et dont le vidéos m’ont beaucoup motivé à me lancer dans des courses et des défis un peu fous j’avoue. Je vais le voir tout content 😊

Ça fait plaisir de le rencontrer en chair et en os.
C’est aussi des moments comme celui-là que j’apprécie dans la course à pied.

C’est finalement une grande famille. Des fois on se rencontre sur Facebook, YouTube, Instagram, sur des forums, mais le plaisir de se voir en vrai est toujours extra.
On échange sur notre vécu de la course, sur nos prochains objectifs.
Au vu de son expérience, je lui demande plein de conseils sur certaines courses que j’envisage dans un avenir (très) proche. Il prend du temps à me répondre sans prendre la grosse tête. Un mec extra ! Quelques derniers échanges, On prend la traditionnelle photo finisher ensemble.

On se dit au-revoir et on se promet de se retrouver sur une prochaine course.

Je rejoins à nouveau Cathy et Ronan et hop direction la voiture et retour sur la route.

Il est environ 14h30.

Voilà. 32 heures riches en émotions, en retrouvailles, en découvertes en échanges et en plaisir.

Que demander de plus ?
Remettre ça sur les 11 suivant ! 😉

Vivement le prochain !

4 commentaires sur « Marathon de Cernay-la-Ville : Retour sur la première course de 2019 … et première du #ChallengeHAROZ »

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